CFP: Etudes Irlandais, Spring/Summer 2017 Issue, “Embodying/Disembodying Ireland”

Études irlandaises 42.1 Spring/Summer 2017 issue: “Embodying/Disembodying Ireland”

This issue seeks to address the ways in which bodies “matter” in Irish history and culture and to reappraise, in particular during this decade of centenaries, the discursive, historical and cultural aspects of the materiality of Irish bodies.
Within the context of current debates on Irish participation in the Great War, the Easter Rising, the War of Independence and Civil War, we encourage articles which reflect on ideologically divergent narratives of these conflicts and the manner in which they might be commemorated.
More generally, articles relating to the representation of historical violence as an assault upon the body would also be welcome: for instance, one might consider the recurrent motif of hunger, which simultaneously foregrounds the body and enacts its gradual depletion – whether this hunger is experienced against one’s will, as in the Famine, indeed famines, or self-inflicted as in the whole history of self-starvation in Ireland right up to the contemporary period.
The notions of embodying and disembodying Ireland also invite reflection on allegorical figurations of the nation, colonial personifications of Ireland and modern variations on and complications of the theme. Thus representations challenging the integrity of the body of the nation/island and/or exploring the political and aesthetic implications of the border may also be addressed.
We also welcome articles devoted to the gendered body in Irish history and culture (on the one hand the disappearance of the materiality of the female body to the benefit of an iconography and discourse of purity, virginity and motherhood and, on the other, the fixation on an idealised, hypermasculine male body) and challenges to these pervasive discourses, particularly the emergence of queer narratives.
One could equally consider Gothic tensions between, on the one hand, textual saturation with grotesque, rotting, gory, decomposing bodies and, on the other, spectral presences – and the ways in which the Gothic has infused Irish modernity and continues to exert an influence today.
Potential contributors should also feel free to consider bodies of text and their transformation over time: articles that engage with issues pertaining to historiography, intertextuality, intermediality, translation and adaptation are also welcome.

Contributions of 6000 words on historical, sociological, literary or visual interpretations of the theme should be sent to Fiona McCann (mccannfiona@gmail.com) and Alexandra Poulain (poulain.al@orange.fr) by August 31st 2016.

Etudes irlandaises, 42.1 Printemps/été 2017. Incarner/désincarner l’Irlande

Ce volume s’intéresse aux modalités d’intervention et de représentation du corps dans l’histoire et la culture irlandaises. Dans le cadre de cette décennie de commémorations, en particulier, il cherche à réévaluer les aspects discursifs, historiques et culturels de la matérialité des corps irlandais.
Dans le contexte des débats actuels sur la participation des Irlandais à la Grande Guerre, sur le Soulèvement de Pâques, la Guerre d’indépendance et la Guerre civile, on pourra s’interroger sur les divergences idéologiques à l’œuvre dans les récits qui rendent compte de ces conflits, et dans leurs commémorations.
Plus généralement, nous invitons des contributions sur les modalités d’inscription de la violence historique sur les corps : on pourra par exemple travailler sur la question de la faim, qui met en avant la matérialité du corps tout autant que son effacement progressif — que la faim soit éprouvée involontairement, comme dans le contexte de la Famine (voire des famines), ou que le sujet se l’inflige volontairement, comme dans le motif des grèves de la faim qui traverse l’histoire irlandaise jusqu’à l’époque contemporaine.
Les termes « incarner » et « désincarner » invitent aussi à réfléchir sur les représentations allégoriques de la nation, les personnifications de l’Irlande dans le discours et l’iconographie coloniales et les reprises et complexifications de ce thème dan l’Irlande postcoloniale. On pourra ainsi interroger les représentations qui contestent l’intégrité du cops de la nation/du territoire irlandais, et notamment réfléchir aux implications esthétiques et politiques des figurations de la frontière.
Les articles pourront également porter sur le corps genré dans l’histoire et la culture irlandaises : d’une part, la disparition de la matérialité du corps féminin au profit d’une iconographie et d’un discours de la pureté, de la virginité et de la maternité, d’autre part la construction d’une hypermasculinité, et les modalités de contestation de ces récits hégémoniques, notamment à la faveur de l’émergence de stratégies « queer ».
Dans le domaine littéraire, on pourra s’intéresser à la tension, caractéristique de l’esthétique gothique dont l’influence se prolonge dans toute la modernité irlandaise, entre hypermatérialité des corps grotesques, sanglants, décomposés, et présences spectrales.
On pourra enfin envisager la question du corps entendu au sens de corpus textuel en devenir, et proposer des articles portant sur l’historiographie, l’intertextualité, l’intermédialité, la traduction et l’adaptation.

Les articles de 6000 mots environ proposant des déclinaisons du thème dans les domaines historique, sociologique, littéraire ou des arts visuels sont à envoyer à Fiona McCann (mccannfiona@gmail.com) et Alexandra Poulain (poulain.al@orange.fr) pour le 31 août 2016.